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Oh non, j'ai acheté un autre album sur Bandcamp

Je dois être atteint d’une sorte de malédiction. Un mélange entre l’achat compulsif, le désir de possession et mon amour pour la musique.

Toute cette fusion donne un truc pas forcément super pratique dans la vie de tous les jours : Dépenser son argent pour son plaisir et pas par utilité.

En soit c’est pas vraiment très grave hein. Mais ça donne comme un effet d’argent qui s’envole et qui brûle en même temps. 💸🔥
Un peu comme les ailes d’Icare qui seraient faites de billets.

J’imagine que vous êtes encore en train de vous demander pourquoi j’écris cet article hein ? Bande de petits filous. Eh bien c’est tout simplement parce que ce mois-ci je me suis un peu lâché sur la musique, et que j’avais envie de partager mes trouvailles. Oui, tout ça pour procurer un peu plus de dopamine à mon cerveau.

Chaque album a sa propre excuse de craquage de porte-feuille et c’est ce que je m’apprête à vous conter :)

Those Dancing Days - Dreams & Nightmares

J’écoutais tranquillement une radio en ligne grâce à mon super script (#autopromo). Je sais plus si c’était FIP rock ou Bagel de SomaFM mais peu importe, c’était du rock indépendant en continu.

Le titre Fuckarias passe et là c’est le déclic, le coup de cœur.

C’est puissant, ça bouge, et le rock chanté par une voix féminine j'adore ça.

Those Dancing Days, groupe féminin suédois de rock indé, c'est toi que j’ai choisi pour démarrer ce mois de Mars.

Ni une ni deux, je sors mon ordiphone de poche et je les cherche sur Bandcamp.

Rien.

Bon là, déception, je m’éclipse pour aller pleurer une heure ou deux.

Je reviens, je retrousse mes manches, et puis je lance plusieurs recherches en même temps :

  • Leur site officiel, remplacé par une académie de danse.
  • Le site de leur label, plus aucune trace du groupe.
  • Amazon (oui bah déso hein), victoire ! Un vinyle ! À 334€… et un CD à 34€, ce qui est limite.
  • La Fnac, le best du best, un petit vendeur français vend le CD à moins de 6 balles !

Ce dernier choix étant tombé du ciel, je ne voulais pas louper ce qui était une offre incroyable, d’un album qui n’était plus produit !

Et puis je me dis : « C’est pas un vinyle ça » (bien joué Sherlock, tout le monde applaudit ton sens de l’observation).
Alors je tape Pearl Jam – Ten vinyl dans la barre de recherche et je l’ajoute à mon panier.

Et voilà comment je me suis retrouvé avec les deux premiers albums du mois de Mars 2019. Procédons à la suite vous voulez bien.

Pyrn - Cloudgray

Je me baladais sur Funkwhale à grand coup de radio aléatoire, et c’est à ce moment que Bow Down du groupe serbe Pyrn se met à passer.

Je me dis que c’est quand même assez pas mal. Du métal alternatif très agréable, avec des sonorités intéressantes et autant d’acoustique que d’agressivité. Alors après avoir écouté je décide de chercher l’album.

Je commence par Bandcamp, forcément, et je ne trouve que cet EP, téléchargeable avec un lien mais sans pouvoir l’ajouter à ma bibliothèque. (Un EP signifie : Extended play. C’est un format musical entre l’album et le single)

Je continue mes recherches et malheureusement, aucune trace d’un autre album de ce groupe, en plus de ne pas pouvoir me le procurer de manière précise et plus personnelle qu’un lien de fichiers mp3 perdu.

Je poste mon malheur sur Mastodon auquel on me répond :

« Bah contacte les pour leur demander d’acheter leur album, ça leur fera forcément plaisir ».

Pas con.

J’envoie donc un message au label, précisant que j’aimerais donner compensation aux artistes en plus de pouvoir l’ajouter à ma bibliothèque Bandcamp. je reçois une réponse dans la minute avec un :

« Tu veux acheter un album qui est gratuit ? »

Alors, bah je réponds que oui, et après quelques échanges l’album Bandcamp est passé à prix libre, que je m’empresse d’acheter pour quelques euros ainsi que de voir apparaître à côté de mes autres possessions !

Petite info exclusive : Un album est en préparation. Mais chut...

Das mörtal - Always Loved

Alors celui-là c’est assez flou.

Si je dis pas de bêtises j’étais sur le nouvel album de MASTER BOOT RECORD sur Bandcamp (artiste dont j’ai déjà dépeint le talent dans cet article) et quelqu’un arrive derrière moi, me demande kécessé ce site.

Absolument heureux de cette question, je m’empresse de lui répondre plein de passion et je lui montre les différentes fonctionnalités de découverte de musique, notamment celle des tags de genres musicaux.

Je clique alors sur le tag « synthwave » et je finis mon speech. De retour à mes occupations, je me dis que je découvrirais bien un nouveau truc.

Je passe alors en revue les différents albums mis en avant dans ledit tag, et m’arrête dans les meilleures ventes. Déjà, ça pue pour ma carte bancaire.

Outre la pochette, très belle dans son style【retrowave/aesthetic】, mon cerveau fait une pause de manière automatique sur la mention « Blue Vinyl Limited Edition ».

Je n’avais pas encore écouté l’album que j’avais inconsciemment déjà envoyé des billets imaginaires au ralenti un par un sur mon bureau, grâce à une technique d’effeuillage digne des plus mauvais rappeurs.

J’écoute donc cet album machinalement, tout en me disant que je n’ai pas (encore) de synthwave à passer sur ma platine.

Comme toujours dans les moments de doute, je pose ma question de manière détournée à mon amoureuse et sur Mastodon.

« Il est vachement beau ce vinyle tu (vous) trouves (trouvez) pas ? »

Bien évidemment je ne cherchais qu’à obtenir des avis dans mon sens, histoire de ne pas me donner mauvaise conscience et de pouvoir rejeter cette faiblesse d’esprit sur les autres. Un classique.

Ça a effectivement totalement bien fonctionné. En début d’après midi l’album était commandé et ma boîte mail recevait un message de la part de son nouveau pote Paypal.

Cet album sera parfait cet été, en plus d'être une pièce assez belle de ma collection.

culte - Goodnight EP

Oulà, alors là je sais vraiment plus comment je suis tombé dessus. C'est sûrement à force de dériver d'artiste en artiste sur Bandcamp ou depuis une radio en ligne, pas la peine de s'étendre dessus.

En revanche ! Ça peut être intéressant de s’intéresser au reste.

culte est un groupe de rock indé/dream-pop qui fait du bien à écouter. Des pistes lo-fi, un peu mélancoliques, sans interruption avec une voix qui se pose et qui glisse sur nos petits tympans.

Bref, j’ai été conquis et je l’avais rajouté à ma wishlist depuis quelque temps déjà.

Cet album ne propose pas de version vinyle, je me pensais sorti d’affaire. Quel homme insouciant j’étais…

Tout cela était sans compter sur… Une version cassette + numérique au même prix que la version numérique seule ! Limitée à 100 exemplaires et la stratégie de la rareté fonctionnant à merveille sur moi, je n’ai pas tardé à cliquer, à mettre mes identifiants (sur un fameux site de vente que vous connaissez bien maintenant) pour ensuite appuyer sur un bouton bleu faisant office de validation.

Vantage - Metro City

Ok, les paramètres de l’équation ont changé à partir de cet album, nous sommes fin Mars, et le jour de paie est arrivé.
<insérer bruit de tonnerre ici>

Je me balade dans des albums de vaporwave, de synthwave, et de plein de trucs assez vagues (eh, tu l’as vue la blague là ?) pour finalement tomber sur un style qui m’est plutôt inconnu et qui pourtant semble posséder une communauté importante : le future funk.
<insérer un deuxième bruit de tonnerre ici>

Ça m’explose au visage et ça me donne une pêche incroyable, notamment cet album, Metro City de Vantage.

Sur samples de disco, de funk, de Cloclo et de soul, on est embarqué dans un petit monde perdu d’electro pour le plus grand bonheur de nos oreilles.

L’album est ajouté depuis 2 jours dans ma liste de souhaits que je me dis que ça manque de funk dans la bibliothèque physique située sous ma platine.

Je me rappelle la somme qui est arrivée il y a quelques heures sur mon compte en banque, et puis fuck it. Ce vinyl intitulé « Deluxe Edition Blue Vinyl » n’a beau être expédié que dans 2-3 mois, il m’est devenu indispensable.

Je commence à avoir l’habitude, mes doigts connaissent parfaitement les emplacements des zones tactiles de mon téléphone, sur lesquelles appuyer, et en moins de temps qu’il n’en faut pour regretter ses choix apparaît devant moi la page de remerciement Bandcamp.

Je ne regrette rien.

Louis Cole - Live Sesh and Xtra Songs

Pour ce dernier album un peu spécial, je me dois de clarifier un certain contexte.

J’ai découvert par hasard il y a quelques années Weird Part of the Night de Louis Cole, et elle m’a fasciné sans toutefois me rendre curieux quant à cet artiste.

Plus récemment, l’année dernière, une amie musicophile m’a vantée les mérites de ce Louis Cole et j’ai rapidement reconnu cet artiste, et petit à petit son talent que je n’avais pas su apercevoir par le passé.

Multi-instrumentaliste, il a composé des trucs de malade, dans le bordel le plus propre, avec une pointe d’humour qui me parle.

Mesdames et messieurs, voici une vidéo pour vous résumer un peu le délire.

Voilà. C’est funky as F et ça ne ressemble à rien de ce que vous ayez déjà écouté.

Pendant ces 6 derniers mois, je revenais de temps en temps sur ses créations, comme si une fascination s’était créée mais que j’attendais la sensation de manque pour la satisfaire.

Je l’ai donc recherché sur Bandcamp, finalement prêt à assumer mon attirance pour son travail et à le soutenir tout en élargissant mes influences musicales de manière plus concrète.

Et c’est là que j’ai vu qu’il venait de mettre en précommande toutes ces musiques qui me fascinaient. Je me suis donc empressé que de rajouter cet album à ma liste de souhaits.

Autant vous dire que ça n’a pas duré longtemps. Le soir même de l’achat du précédent album de cet liste, dans mon lit au moment de me coucher, je suis retourné sur la page de l’album, et, deuxième fuck it de la journée, je l'ai précommandé.

:D


Voilà, ça n’a pas été sans mal, mais j’ai réussi à faire un article capable de décourager les gens de me lire.

J’adore partager la musique que je découvre, mais il y en a tellement que je ne sais jamais vraiment comment m’y prendre x) En tout cas sachez que j’ai pas fini d’en parler sur ce blog, parce que ça me fait du bien de décharger tout ça, et de parler de musique alors même que j’y connais pas grand-chose au final.

Je ne suis qu’un gars qui n’a pas peur de garder son casque 5 h par jours sur ses oreilles sans s’ennuyer.


(Merci beaucoup à @Troll pour son retour super constructif !)